C'est l'histoire d'une jolie blondeur, légère comme le vent, jeté oisivement dans la brutalité d'une réalité de névrose et de banalité.

C'est l'histoire d'une jolie blondeur, légère comme le vent, jeté oisivement dans la brutalité d'une réalité de névrose et de banalité.





Il y a bien longtemps.
Il y a bien longtemps désormais.

Avant que le monde ne soit celui que chacun d'entre nous connait et apprécie.
Avant que l'univers ne soit un espace dans lequel chaque individu évolue selon sa fonction dans la communauté.
Avant que la vie collective ne soit instauré.
Avant que l'épanouissement de tous ne compte plus que la plénitude d'un seul.

Avant tout cela, oui, avant, il y avait bel et bien un autre monde.
Une sphère ou la notion de bonheur n'était pas un dogme dicté par la société, par l'état.

Une civilisation ou l'art prospérait, ou la littérature n'était pas prohibé.
Mais cet art n'était que le reflet de la cruauté de la race humaine.
Les esprits s'élevaient, chaque être prônait une pensée qui lui était propre.
Mais les hommes étaient guidés par leurs passions, et leur haines viscérales prenaient le pas sur la raison.
L'imagination avait sa place dans cette société.
Mais ils prenaient néanmoins une quantité excessive de drogue, et l'addiction à des substances effroyables les consumaient de l'intérieur.
La notion de liberté était un concept prôné par chacun.
Mais une effroyable folie rongeait les esprits, la haine et la sauvagerie régnait sur ce monde de perdition. Les massacres étaient chose communes, il y eu l'anéantissement de nombreuses espèces, pire, les génocides étaient monnaie courante.

Rage, révolte, profanation, agression, attentat, brutalité, démesure, émeute, férocité, frénésie, fureur, oppression, torture, véhémence, viol, intolérance, racisme.

Il y a des siècles que ce cosmos fut détruit et reconstruit.
On nomma cette période de démence la Non-réalité.
Des règles draconiennes furent instaurés par un état omniprésent.
Le mot liberté fut rayé de l'idéologie populaire.
Le bonheur devint une notion collective.
L'art, la musique, la littérature furent interdite.

Il y a bien longtemps.
Il y a bien longtemps désormais
Avant que le monde ne soit celui que chacun d'entre nous connait et apprécie.
Avant tout cela, oui avant il y avait bel et bien un autre monde.

Puis, l'ère de la raison fut proclamé.
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# Posté le mercredi 28 octobre 2009 14:34

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 15:22

Mon histoire parle d'un corbeau melomane amoureux d'une adolescente fine comme un brin d'herbe et fraiche comme le printemps. [.Faustine.]

Mon histoire parle d'un corbeau melomane amoureux d'une adolescente fine comme un brin d'herbe et fraiche comme le printemps. [.Faustine.]
Ma très chère S.


Si tu lis cette lettre aujourd'hui, c'est qu'a l'heure qu'il est je suis mort (oui, je sais que ça fait un peu film a petit budget ce genre de tournure, mais bon).
Je te dis ça assez brutalement mais dire que « je me suis éteins » c'était un peu mal choisi, je n'ai en effet jamais brillé... Quant à dire que je suis « là haut », c'est à se tordre de rire, je suis plutôt entrain de rôtir six pieds sous terre. Qu'importe, je ne vais pas m'éterniser, tu as toi, encore toute ta vie pour ruminer ces écrits. Voilà, j'en viens au fait.
Je ne t'aime pas, enfin je ne t'aimais pas.
J'espère que tu as remarqué le « pas » qui n'est pas un « plus » et qui sonne un peu comme « jamais ». Oui, car jamais dans toute mon (ma trop courte) existence je n'ai eu la moindre, la plus minuscule considération pour ta personne.
J'ai passé toute ses années auprès de toi à te mentir effrontément. Je sais que tu trouve qu'arrivé à ce stade là cela ne relève même plus du jeu pervers et malsain, mais bien de la maladie mentale. Tu as surement raison. Ainsi, tu en viens à te demander ce qui m'a retenu si longtemps à tes côtés puisque tu n'es rien. Eh bien, ce n'est surement pas ton intelligence en tout cas ! Non, c'est plutôt ton étrange naïveté, ta candeur enfantine que de tout mon être je désirais souiller. C'est aussi ta beauté, ton corps qu'avec de simples mots doux j'obtenais, j'accaparais, je possédais... Cela va sans dire que même si tu comblais mes envies, j'eus souvent bien mieux à me mettre sous la dent.
Voilà ma belle, je sais que de ton côté tu m'aimais sincèrement, et j'entends déjà le fracas de ton c½ur qui se brise violemment et en millier de morceaux sur le sol.
Ainsi, même après ma mort l'horreur répugnante de mon esprit continuera éternellement de hanter la femme brisée que tu es.
Un coup de génie, un pied de nez à mon amie La-Mort.
Il se fait tard. Au revoir ma jolie.

Avec toute mon « affection »,
ton Grand Amour.

R.

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 14:11

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 16:04

C'est drôle, quand je suis défoncé tout prend un goût exeptionnel, alors que ma vie reste terriblement fade. [.Tout ça c'est très culte =D.]

C'est drôle, quand je suis défoncé tout prend un goût exeptionnel, alors que ma vie reste terriblement fade.    [.Tout ça c'est très culte =D.]

Je me baffre.
L'encre glisse seul sur le papier.
Ma main doit être guidé.
Mais parlons donc de mes doigts, longues algues vertes en décomposition.
Haha.
Des ongles griffus incrustés dans une chaire meurtris.
Ah pauvre créature sinistre.
Ma vie est aussi passionnante qu'un film à l'eau de rose sur une télé noire et blanc.
Mon cerveau digne d'une pastèque, avec tout ces pépins.
Comme le croisement d'une patate et d'un navet totalement chauve, ayant pour parents; un respectable concombre et une maman cornichon...
Quant à mes jambes ! D'une mollesse mes petits ! Mais d'une mollesse incontestable malheureusement.
Quelle tristesse, tout ça en sachant que je ne vous ai pas parlé de mon coeur, mes chèrs petits rognons !
Digne d'une batisse abandonné depuis un siècle, et au moins tout aussi croulant qu'elle.

Je vous salue bien bas petits grains de sables, moi et ma vie triste à crever.



[.Lundi 25 Aout 2008 - Bad Tripp.]

# Posté le mardi 04 août 2009 16:01

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 07:32

Amour impossible. Défaite. Ironie.




Elle avait la malchance.
Qui courait toujours derrière.
Elle n'avait jamais d'expériences.
En amour, mais en amertume.

Elle avait un drole d'air,
Comme ci c'était perdu d'avance...
Amour impossible. Défaite. Ironie.

# Posté le lundi 15 juin 2009 18:06

Pour les poètes que tu glisses, au chevet des adolescents. Quand poussent dans l'ombre complice, des fleurs du mal de dix-sept ans. Thank you Satan.

J'aimerais tellement savoir ce que je crois si beau.
D'autre personnes, pourquoi pas moi ?
C'est cela la vie ?
Tu ne vois pas autre chose qu'une route si souvent droite ?
Cette amitié me fatigue.
Franchement en es-tu convaincu ?
Dis moi à quoi m'attendre ?
Puis-je espérer plus ?
Puis-je ?

Pour les poètes que tu glisses, au chevet des adolescents. Quand poussent dans l'ombre complice, des fleurs du mal de dix-sept ans. Thank you Satan.

# Posté le vendredi 05 juin 2009 15:03

Modifié le vendredi 05 juin 2009 15:20